Élections de 2028 : Adolphe Muzito place la libération du territoire au-dessus des enjeux électoraux

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Rédaction de KazibaOnline.com
À près de deux ans de l’échéance électorale de 2028, le débat politique s’intensifie en République démocratique du Congo autour des priorités nationales, alors qu’une partie du territoire demeure affectée par la guerre et l’insécurité.
Pour Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et actuel vice-Premier ministre chargé du Budget, la priorité immédiate du pays ne devrait pas être la compétition électorale, mais plutôt le rétablissement de l’autorité de l’État et la libération des territoires sous contrôle des groupes armés.
Selon lui, la situation exceptionnelle que traverse la RDC exige que les responsables politiques, les institutions et l’ensemble de la population concentrent d’abord leurs efforts sur la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
« En temps de guerre, la légitimité consiste d’abord à libérer le pays : regardez le cas de l’Ukraine où Volodymyr Zelensky est encore au pouvoir », a déclaré Adolphe Muzito.
À travers cette comparaison avec l’Ukraine, Adolphe Muzito estime que la conduite de la guerre et la protection du territoire peuvent devenir les principales sources de légitimité politique lorsqu’un État fait face à une menace grave contre son existence et sa souveraineté.
Sa déclaration ne constitue toutefois pas, à elle seule, une annonce officielle concernant une éventuelle modification du calendrier électoral. Elle traduit plutôt sa position sur l’ordre dans lequel les grandes priorités nationales devraient être traitées.
Un débat politique déjà tourné vers 2028
Cette prise de position intervient alors que les prochaines élections générales commencent déjà à alimenter les discussions au sein de la classe politique congolaise.
Certains acteurs insistent sur la nécessité de respecter les échéances constitutionnelles et de préparer suffisamment tôt le prochain cycle électoral. D’autres estiment que la guerre dans l’Est, les déplacements de populations et la perte de contrôle de certaines zones du territoire pourraient compliquer l’organisation d’élections véritablement inclusives et crédibles.
Pour Adolphe Muzito, la reconquête du territoire et le rétablissement de la paix doivent donc précéder les calculs liés aux candidatures, aux alliances et à la conquête du pouvoir.
Sa position relance une question fondamentale : comment organiser des élections nationales inclusives lorsque certaines populations vivent sous occupation, dans des camps de déplacés ou loin de leurs circonscriptions d’origine ?
Dans ce contexte, le débat autour de 2028 devrait porter non seulement sur les ambitions des acteurs politiques, mais également sur les conditions sécuritaires, institutionnelles et matérielles nécessaires à la participation de tous les citoyens congolais.
La déclaration d’Adolphe Muzito invite ainsi la classe politique à replacer la souveraineté nationale, la sécurité des populations et la restauration de l’autorité de l’État au centre des priorités du pays.












