Dialogue national en RDC : le gouvernement exige une position sans ambiguïté face au Rwanda

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Dialogue national en RDC : le gouvernement exige une position sans ambiguïté face au Rwanda
Kinshasa — Rédaction de KazibaOnline.com
Le gouvernement congolais affirme que la participation au futur dialogue national dépendra notamment de l’engagement patriotique des acteurs concernés et de leur capacité à dénoncer clairement ce que Kinshasa présente comme l’agression rwandaise contre la République démocratique du Congo.
Cette position a été exposée par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, lors d’un briefing de presse organisé le vendredi 17 juillet 2026, quelques heures après la rencontre entre le président Félix Tshisekedi et les responsables des principales confessions religieuses du pays.
RDC : la C64 envisage de reporter sa marche après une médiation de la CENCO et de l’ECCAu cours de cette audience, le chef de l’État a donné son accord de principe à l’organisation d’un dialogue entre Congolais. Les responsables religieux devraient poursuivre leurs démarches de bons offices afin de rapprocher les différentes composantes nationales et de contribuer à la recherche de solutions favorables à la paix, à la cohésion nationale et à la restauration de l’intégrité territoriale.
Une inclusivité fondée sur le patriotisme
Patrick Muyaya a précisé que le caractère inclusif du dialogue ne signifierait pas une participation dépourvue de critères. Selon lui, les acteurs appelés à prendre part aux discussions devront démontrer qu’ils défendent la souveraineté nationale et qu’ils n’entretiennent aucune ambiguïté à l’égard du Rwanda.
« Nous attendons les Congolais qui sont en mesure de dénoncer ouvertement l’agression rwandaise. Le point qui doit nous unir, c’est l’unicité de nos vues sur cette agression », a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Le ministre estime que le dialogue devrait permettre de construire un front intérieur réunissant les forces politiques, sociales et religieuses autour de la défense du territoire national. Il a insisté sur le fait que les échanges ne devraient pas être dominés par les ambitions individuelles, mais par les intérêts supérieurs de la République.
Dans cette perspective, reconnaître publiquement le Rwanda comme agresseur constitue, selon Patrick Muyaya, le principal préalable politique à la participation. Cette exigence représente toutefois la position exprimée par le gouvernement avant la publication du cadre juridique définitif du dialogue.
ÉDU-NC : clôture de la Revue annuelle des performances 2026 à Walungu III/KazibaLe porte-parole a également salué la déclaration du cardinal Fridolin Ambongo, qui avait insisté sur la nécessité d’unir les Congolais face à l’agression attribuée au Rwanda et aux graves conséquences de la guerre dans l’Est du pays.
Une ordonnance présidentielle attendue
Patrick Muyaya a annoncé qu’une ordonnance présidentielle devrait être signée afin de fixer officiellement les termes, les modalités pratiques et les conditions d’organisation du dialogue national.
Ce texte devra notamment préciser les participants, le calendrier, l’ordre du jour, le mécanisme de facilitation et les garanties entourant les discussions.
Nord-Kivu : après l’échéance américaine de mi-juillet, la société civile de Masisi réclame des sanctionsL’enjeu sera de concilier deux exigences : organiser un dialogue suffisamment ouvert pour favoriser une véritable réconciliation nationale, tout en évitant que le processus ne serve de tribune à des acteurs soupçonnés par le pouvoir de soutenir les forces engagées contre l’État congolais.
Les prochaines étapes permettront donc de déterminer comment le gouvernement entend appliquer cette condition politique sans réduire la portée inclusive du dialogue annoncé.












