Grand Katanga : Félix Tshisekedi place la sécurité des populations et des zones minières au centre des priorités

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Grand Katanga : Félix Tshisekedi place la sécurité des populations et des zones minières au centre des priorités
Lubumbashi, samedi 1er août 2026 — Rédaction de KazibaOnline.com
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé ce samedi 1er août 2026 à Lubumbashi une réunion stratégique consacrée à la situation sécuritaire dans l’espace Grand Katanga.
Cette séance du Comité provincial de sécurité a été élargie aux gouverneurs du Haut-Katanga, du Lualaba, du Haut-Lomami et du Tanganyika, ainsi qu’aux principaux responsables des services de défense et de sécurité. Elle a permis d’évaluer les défis auxquels sont confrontées ces quatre provinces et d’examiner les réponses à mettre en œuvre de manière coordonnée.
Une vigilance maximale demandée aux services de sécurité
À l’issue des échanges, le chef de l’État a demandé aux responsables militaires, policiers et administratifs de maintenir une vigilance maximale afin de protéger les populations, leurs biens et les infrastructures stratégiques.
En sa qualité de commandant suprême des Forces armées de la RDC et de la Police nationale congolaise, Félix Tshisekedi a également insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale, la souveraineté du pays et la stabilité des provinces concernées.
La réunion intervient dans un contexte marqué par la persistance de certaines poches d’insécurité, notamment dans les territoires de Malemba-Nkulu et de Bukama, ainsi que par des conflits coutumiers susceptibles de fragiliser la cohésion sociale. Lors du Conseil des ministres tenu la veille à Kaniama-Kasese, le président avait déjà demandé au gouvernement d’apporter une réponse rapide à ces difficultés.
Les zones minières au cœur des préoccupations
Une attention particulière a été accordée à la sécurisation des zones minières. Ces espaces représentent une part essentielle de l’économie congolaise, mais restent exposés à la fraude, à l’exploitation clandestine, aux conflits communautaires et à la présence irrégulière de certains hommes armés.
Le chef de l’État souhaite que les activités extractives se déroulent dans un environnement stable, capable de protéger les travailleurs, les communautés locales et les investissements publics comme privés.
Selon le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, les mesures envisagées doivent contribuer à préserver la paix sociale et à créer un climat d’investissement plus sain et plus sécurisé.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des décisions prises lors de la 95ᵉ réunion du Conseil des ministres, organisée le 31 juillet 2026 à Kaniama-Kasese. Le gouvernement avait notamment été invité à renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, le renseignement territorial, les moyens logistiques ainsi que la mobilité de la Police nationale et de la base militaire de Kamina.
Une coordination entre les quatre provinces
En réunissant les gouverneurs des quatre provinces issues du démembrement de l’ancien Katanga, le président Tshisekedi entend favoriser une réponse commune aux problèmes qui dépassent souvent les limites administratives provinciales.
Les mouvements de personnes, les activités minières, les conflits coutumiers, la circulation des marchandises et les réseaux criminels nécessitent une coopération permanente entre les autorités du Haut-Katanga, du Lualaba, du Haut-Lomami et du Tanganyika.
Cette coordination devrait permettre un meilleur partage des renseignements, une intervention plus rapide des services de sécurité et un suivi commun des zones considérées comme sensibles.
Sécurité, économie et infrastructures
Les préoccupations présidentielles ne se limitent pas aux opérations de sécurité. Elles concernent également la modernisation des infrastructures nécessaires au développement économique de la région.
Lors du Conseil des ministres de Kaniama-Kasese, Félix Tshisekedi avait notamment relevé les difficultés persistantes observées aux postes frontaliers de Kasumbalesa, qui ralentissent les échanges commerciaux et réduisent la compétitivité de l’économie congolaise. Il avait demandé l’élaboration d’un plan intégré associant les ministères de l’Intérieur, des Transports, des Finances, de l’Économie, du Commerce extérieur et des Infrastructures.
Pour les autorités nationales, la sécurité des provinces minières doit ainsi aller de pair avec l’amélioration des routes, des postes frontaliers, des moyens de communication et des services publics.
Transformer les orientations en résultats concrets
La réunion de Lubumbashi confirme la place stratégique du Grand Katanga dans les priorités nationales. Cette région concentre une part importante des ressources minières, des activités industrielles et des échanges transfrontaliers de la RDC.
Les décisions annoncées devront toutefois être suivies d’actions concrètes : renforcement des forces de sécurité, règlement des conflits coutumiers, protection des communautés riveraines, lutte contre la fraude minière et amélioration des infrastructures.
La stabilité du Grand Katanga ne constitue pas seulement un enjeu provincial. Elle demeure essentielle à la sécurité, à la croissance économique et au développement durable de l’ensemble de la République démocratique du Congo.












