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SADC : deux membres de la délégation congolaise interpellés à Durban, Kinshasa évoque une confusion autour des accréditations

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August 20, 2026
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SADC : deux membres de la délégation congolaise interpellés à Durban, Kinshasa évoque une confusion autour des accréditations

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SADC : deux membres de la délégation congolaise interpellés à Durban, Kinshasa évoque une confusion autour des accréditations

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SADC : deux membres de la délégation congolaise interpellés à Durban, Kinshasa évoque une confusion autour des accréditations KazibaOnline Audio Reader v0.2.1
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Pretoria, mercredi 19 août 2026 — Rédaction de KazibaOnline.com

Une affaire impliquant deux membres de la délégation congolaise au 46ᵉ Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) suscite des interrogations en Afrique du Sud. Tshibindi Mukendi et Tombisa Ngangu, tous deux membres du cabinet du vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita, ont été interpellés samedi 15 août 2026 à Durban, en marge des travaux du sommet régional.

Alors que des médias sud-africains rapportent des soupçons de fraude et d’usurpation d’identité, les autorités congolaises présentent une version différente et parlent essentiellement d’une confusion concernant les badges d’accréditation donnant accès aux installations hautement sécurisées du sommet.

L’Ambassade de la RDC en Afrique du Sud appelle, de son côté, à la retenue et affirme suivre l’affaire par les voies diplomatiques et consulaires.

Deux membres du cabinet du ministre de la Défense concernés

Les deux Congolais appartiennent au cabinet du vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo Mwadiamvita, qui conduisait la délégation congolaise au sommet de la SADC en l’absence du président Félix Tshisekedi.

Selon les informations rapportées par la presse congolaise sur la base de médias sud-africains, Tshibindi Mukendi et Tombisa Ngangu ont été arrêtés dans le contexte d’un important dispositif de sécurité déployé à Durban pour protéger les chefs d’État et les différentes délégations officielles.

Les autorités sud-africaines les soupçonneraient notamment de fraude et d’usurpation d’identité en lien avec les procédures d’accès et d’accréditation au sommet.

À ce stade, ces accusations restent des soupçons faisant l’objet d’une procédure judiciaire et ne constituent pas une déclaration de culpabilité.

Kinshasa parle d’une confusion autour des badges

Du côté congolais, les explications sont sensiblement différentes.

Des sources proches du ministère de la Défense affirment que les deux personnes se trouvaient légalement en Afrique du Sud dans le cadre d’une mission officielle destinée à accompagner le vice-Premier ministre Guy Kabombo aux travaux de la SADC.

Selon cette version, les deux hommes disposaient d’un ordre de mission, de cartes de service et de passeports de service. Le problème serait apparu au niveau des badges permettant d’accéder à la zone sécurisée du sommet.

Les autorités congolaises soutiennent ainsi qu’il s’agirait essentiellement d’une confusion administrative survenue dans un environnement soumis à des contrôles de sécurité particulièrement stricts.

La présence de plusieurs chefs d’État et hauts responsables régionaux avait conduit l’Afrique du Sud à renforcer considérablement son dispositif sécuritaire autour du sommet.

Le dossier est désormais entre les mains de la justice sud-africaine

L’affaire a cependant pris une dimension judiciaire.

Selon les informations disponibles mercredi 19 août, les deux Congolais doivent demeurer en détention jusqu’au 24 août 2026, date prévue pour l’examen de leur demande de mise en liberté sous caution.

Cette évolution signifie que le dossier ne relève désormais plus uniquement d’une discussion diplomatique entre Pretoria et Kinshasa.

La justice sud-africaine devra déterminer les circonstances exactes dans lesquelles les accréditations utilisées ont été obtenues ou présentées et établir si une infraction a effectivement été commise.

La présomption d’innocence demeure applicable aux deux personnes poursuivies jusqu’à l’issue de la procédure.

L’Ambassade de la RDC engage des démarches diplomatiques

Face à la situation, l’Ambassade de la République démocratique du Congo en Afrique du Sud affirme avoir rapidement engagé des consultations avec les autorités du pays hôte.

La représentation diplomatique indique notamment avoir saisi le Department of International Relations and Cooperation (DIRCO) ainsi que les autres services sud-africains compétents afin de clarifier la situation des deux ressortissants congolais.

L’Ambassade assure également que les intéressés bénéficient d’un suivi diplomatique et consulaire approprié.

Des avocats auraient par ailleurs été mobilisés afin d’assurer leur défense dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

L’Ambassade appelle à ne pas alimenter les rumeurs

L’affaire a rapidement suscité des commentaires sur les réseaux sociaux, certains allant au-delà des informations officiellement disponibles.

Dans son communiqué, l’Ambassade congolaise appelle donc à la retenue et à la sérénité, demandant au public de ne pas tirer de conclusions hâtives pendant que les autorités compétentes examinent le dossier.

Elle recommande également de ne pas se fier aux informations non vérifiées circulant sur les plateformes numériques.

Cette prudence apparaît d’autant plus nécessaire que deux récits différents coexistent actuellement.

D’un côté, des médias sud-africains font état d’une procédure judiciaire portant sur des soupçons de fraude et d’usurpation d’identité. De l’autre, Kinshasa affirme que les deux personnes étaient officiellement mandatées et attribue l’incident à un problème lié aux badges d’accès au sommet.

Une affaire diplomatiquement sensible

L’incident intervient dans un contexte où la RDC entretient d’importantes relations diplomatiques et sécuritaires avec l’Afrique du Sud.

Pretoria a notamment joué un rôle significatif dans les opérations régionales de la SADC menées ces dernières années dans l’Est de la RDC, tandis que les deux pays entretiennent des relations politiques anciennes.

L’affaire de Durban devra donc probablement être gérée avec prudence afin qu’un incident concernant deux membres d’une délégation officielle ne prenne une dimension diplomatique disproportionnée.

Pour l’heure, aucun élément disponible ne permet de conclure définitivement à une fraude intentionnelle ni, à l’inverse, de considérer que l’affaire est déjà réglée comme une simple erreur administrative.

La justice devra désormais établir les faits

La suite du dossier devrait permettre d’établir la nature exacte de l’incident.

L’audience prévue autour du 24 août constituera une étape importante, notamment pour déterminer les conditions d’une éventuelle remise en liberté des deux membres de la délégation et préciser les accusations retenues contre eux.

En attendant, Kinshasa poursuit ses démarches diplomatiques tandis que l’Ambassade de la RDC invite à éviter les spéculations.

Entre soupçons judiciaires du côté sud-africain et explications administratives du côté congolais, l’affaire reste donc ouverte. Seule la procédure en cours permettra d’établir précisément ce qui s’est passé à Durban.

Un peuple, une histoire

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