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Les États-Unis S’oppose à l’Adhésion de l’État Palestinien à l’ONU – Révélations de câbles diplomatiques

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Les États-Unis S’oppose à l’Adhésion de l’État Palestinien à l’ONU – Révélations de câbles diplomatiques

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Les États-Unis feraient pression contre la demande d’adhésion palestinienne, malgré leur soutien affiché à la solution à deux États

Selon des informations rapportées par The Intercept et basées sur des câbles diplomatiques divulgués, les États-Unis auraient activement fait pression auprès des membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils rejettent la demande d’adhésion complète de l’Autorité Palestinienne (AP). Ces documents mettent en lumière une contradiction apparente avec les engagements de l’administration Biden, qui a publiquement soutenu la solution à deux États.

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Les câbles du Département d’État américain, qui ont été obtenus par le média et sont datés de ces dernières semaines, révèlent des efforts soutenus pour influencer les délibérations du Conseil de sécurité. Un vote est prévu ce vendredi sur un projet de résolution qui proposerait à l’Assemblée générale des Nations Unies, composée de 193 membres, d’admettre l’État de Palestine comme membre à part entière, ce qui équivaudrait à une reconnaissance de la souveraineté palestinienne, une perspective à laquelle Israël est fermement opposé.

La position des États-Unis, telle que rapportée, insiste sur le fait que la création d’un État palestinien indépendant devrait résulter de négociations directes entre Israël et la Palestine, et non par une décision unilatérale de l’ONU. Le président Joe Biden a précédemment affirmé que Washington soutenait une solution à deux États et travaillait à sa mise en place le plus rapidement possible. Les câbles détaillent également la pression exercée sur certains membres du Conseil de sécurité, notamment l’Équateur, qui est incité à convaincre Malte, président en exercice du Conseil ce mois-ci, ainsi que d’autres pays, y compris la France, de s’opposer à la reconnaissance de l’AP par l’ONU.

Un câble diplomatique daté du 12 avril explicite l’opposition américaine au vote, citant le risque d’exacerber les tensions, de provoquer un retour de flamme politique et une possible réduction des fonds alloués à l’ONU par le Congrès américain. Le texte du câble indique : « Nous vous exhortons donc à ne pas soutenir toute résolution potentielle du Conseil de sécurité recommandant l’admission de la ‘Palestine’ en tant qu’État membre de l’ONU, si une telle résolution était présentée au Conseil de sécurité pour décision dans les jours ou les semaines à venir. »

L’AP avait déjà demandé son adhésion en 2011, mais la proposition n’avait jamais été soumise au Conseil de sécurité. À cette époque, les États-Unis, l’un des cinq membres permanents du Conseil, avaient déclaré qu’ils utiliseraient leur droit de veto en cas de vote favorable.

L’année suivante, l’ONU a rehaussé le statut de l’État de Palestine de « entité observatrice non membre » à « État observateur non membre », statut qu’il partage uniquement avec la Cité du Vatican.

Les efforts de lobbying des États-Unis indiquent que la Maison Blanche cherche à éviter un « veto » ouvert sur la demande d’adhésion palestinienne, suggère The Intercept.

@RT

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Publié le18 avril 2024
Dernière mise à jour18 avril 2024
Auteur / contributeurN. Juwe Ishaka
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Auteur / Contributeur

N. Juwe Ishaka

Noé Juwe Ishaka est un éducateur, chercheur et écrivain, avec plus de quinze ans d’expérience en enseignement, recherche, coaching et en développement personnel. Formé en littérature française, en science politique et en éducation, et actuellement doctorant en psychologie industrielle et organisationnelle. Ses recherches portent sur le comportement humain au milieu du travail et à l’intersection du leadership, de la sécurité psychologique et de l'éducation. Noé Juwe Ishaka est le fondateur d’initiatives telles qu’IRJAR (Interdisciplinary Research Journal & Archives) et Kazibaonline, des plateformes dédiées à la recherche, à l’amplification des voix marginalisées, et à la préservation de l’histoire congolaise. Bilingue en français et en anglais, son travail fait le pont entre la pratique en salle de classe, des valeurs inspirées par la foi et les enjeux de justice sociale à l’échelle mondiale, afin d’aider les individus et les communautés à développer leur potentiel et à retrouver leur dignité.

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