Accueil / Article

Présidentielle au Sénégal: le format et les termes des consultations font débat

Publicité

Écouter cet article

Présidentielle au Sénégal: le format et les termes des consultations font débat

Lecture audio disponible • Temps d’écoute : 3 min

00:00
03:00
Prêt à écouter.
Présidentielle au Sénégal: le format et les termes des consultations font débat KazibaOnline Audio Reader v0.1
00:00 03:00

Sénégal:

Charlotte Idrac Organiser le scrutin rapidement ou tout reprendre à zéro ? À chacun son interprétation de la décision du Conseil Constitutionnel. Du côté de l’ex-parti Pastef d’ousmane Sonko et des soutiens de Bassirou Diomaye Faye, candidat validé pour la présidentielle du 25 février, pas question de perdre du temps: l’objectif est le 2 avril.

Publicité

Dans un communiqué, la coalition « Diomaye président » réclame la tenue de l’élection « impérativement avant l’expiration du mandat du président » et exige la libération de son candidat au nom de « l’égalité de traitement ». Organiser un scrutin rapidement, le 3 ou le 10 mars, quitte à réduire le délai de la campagne, c’est également ce que demande Aar Sunu Election.

Pour ce collectif citoyen, les « consultations » ne doivent porter que sur le calendrier, et le scrutin doit se tenir avec les candidats déjà retenus par le Conseil constitutionnel. Mais au sein de la majorité, des voix plaident pour l’organisation d’un plus large dialogue national et « prendre le temps du dialogue ». « Il faut bâtir un consensus pour que l’élection puisse se tenir sans aucune contestation », affirme un responsable du parti au pouvoir, ce qui prendrait du temps.

« Le cas de Rose Wardini, candidate validée mais dont la double nationalité est avérée, doit être tranché », affirme un cadre du parti au pouvoir. « Une élection dans les meilleurs délais, oui », mais « dans les meilleures conditions, pour éviter les contestations », martèle-t-il.

Ces derniers jours, des acteurs politiques ont été reçus individuellement au palais présidentiel. Le pays attend désormais une annonce du chef de l’État. De son côté, le « front » des candidats recalés qui s’estiment « spoliés » par le Conseil constitutionnel exige une « concertation nationale » pour « réviser la loi électorale » et donc reprendre le processus à zéro. Parmi eux figure Karim Wade, dont le parti PDS avait demandé le report de l’élection.

Pour le Mayoro Faye, du PDS, cela voudrait dire que les candidats « validés et le candidat écarté pour prétendue binationalité » doivent être « logés à la même enseigne », a-t-il dit dimanche 18 février lors d’une conférence de presse du Front démocratique pour une élection inclusive.

Pour Mayoro Faye du PDS, la décision du Conseil constitutionnel et rend «caduques» «toutes les décisions prises concernant l’élection présidentielle du 25 février» et appelle à « loger à la même enseigne» les candidats «validés et le candidat écarté pour prétendue binationalité» Charlotte Idrac.

Transparence éditoriale

Crédibilité, sources et corrections

Kaziba Online valorise la mémoire communautaire avec prudence, respect des personnes et vérification progressive des informations publiées.

Publié le19 février 2024
Dernière mise à jour20 février 2024
Auteur / contributeurKaziba Online
Publicité

Laisser un commentaire