L’Iran réactive son Conseil de défense : retour à l’ordre militaire d’antan

Face à l’humiliation infligée par les frappes israéliennes en juin, Téhéran ravive un organe stratégique oublié depuis la guerre Iran-Irak, confiant sa présidence à Masoud Pezeshkian dans le cadre d’une restructuration sécuritaire majeure

La République islamique ressuscite un conseil stratégique oublié depuis la guerre Iran-Irak. Un mois après que des frappes israéliennes ont mis à mal les défenses aériennes iraniennes, le Guide suprême Ali Khamenei semble revenir à des méthodes éprouvées, réactivant un ancien centre de pouvoir militaire. Il n’aura fallu que douze jours, en juin, pour révéler les failles du dispositif militaire iranien. Aujourd’hui, la République islamique tente de restaurer sa fierté ébranlée.

Samedi, les médias proches du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont confirmé que le président Masoud Pezeshkian présidera un Conseil de défense réactivé, un organe stratégique de premier plan qui n’avait plus réellement fonctionné depuis la guerre Iran-Irak dans les années 1980. La résurgence de ce conseil semble être une réponse directe — et en partie désespérée — à la campagne aérienne israélienne qui, mi-juin, a temporairement pris le contrôle de l’espace aérien iranien.

« Le Conseil de défense est de retour », a titré l’agence Tasnim, perçue comme porte-voix du CGRI, présentant cette annonce comme une composante de prétendues « réformes structurelles » au sein du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.

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