Les FARDC et leurs alliés reprennent plusieurs localités à Fizi et Uvira, la pression s’intensifie vers Minembwe

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Les FARDC et leurs alliés reprennent plusieurs localités à Fizi et Uvira, la pression s’intensifie vers Minembwe
SUD-KIVU : LES FARDC ANNONCENT DE NOUVELLES AVANCÉES DANS LES HAUTS-PLATEAUX DE FIZI ET D’UVIRA
Rédaction de Kazibaonline.com | Lundi 21 septembre 2026
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir réalisé de nouvelles avancées militaires dans les Hauts-Plateaux de Fizi et d’Uvira, au Sud-Kivu, où d’intenses affrontements les opposent depuis plusieurs jours à la coalition AFC/M23 et à d’autres groupes armés présents dans la région.
Selon le commandement des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, plusieurs positions auraient été reprises par les forces gouvernementales, appuyées sur certains axes par des combattants Wazalendo.
Les opérations se concentrent notamment dans le secteur de Lulenge, sur plusieurs axes menant vers les zones stratégiques des Hauts-Plateaux. Dans ce contexte, Minembwe-centre demeure l’un des principaux points d’attention militaire.
Natulonge et Nagushushu annoncés sous contrôle des FARDC
Dans le territoire de Fizi, les FARDC affirment avoir repris le contrôle des villages de Natulonge et Nagushushu, situés dans le secteur de Lulenge.
Selon le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, les forces gouvernementales ont mené plusieurs opérations destinées à contenir les positions adverses et à sécuriser certains axes de progression.
L’armée affirme notamment avoir consolidé ses positions sur le tronçon Nyamiringa–Mukoko, avec l’intention de poursuivre ses opérations en direction de Kakenge.
Ces développements surviennent après plusieurs jours de combats particulièrement intenses dans cette partie du territoire de Fizi.
Des opérations également signalées dans les Hauts-Plateaux d’Uvira
Dans le territoire d’Uvira, le commandement militaire fait également état de progrès sur le flanc du secteur de Mitamba.
Selon les FARDC, ces opérations auraient permis de réduire les capacités de mouvement des forces adverses et d’améliorer l’accès vers l’axe conduisant à Mulambia.
Des opérations militaires ont également été signalées sur plusieurs corridors, notamment Mulima–Mukoko, Kimete–Kabanja et Mitamba–Masangu.
Le commandement militaire présente ces différentes opérations comme faisant partie d’une stratégie visant à reprendre progressivement les positions encore occupées par les groupes armés dans les Hauts-Plateaux.
Minembwe au centre des enjeux militaires
La situation autour de Minembwe-centre retient particulièrement l’attention.
Cette localité occupe depuis plusieurs années une position stratégique dans la géographie militaire des Hauts-Plateaux en raison de sa localisation, de ses voies d’accès et de la présence de plusieurs acteurs armés dans ses environs.
Les FARDC affirment poursuivre leur progression dans cette direction, tandis que des positions des forces adverses sont toujours signalées notamment autour de Minembwe, d’Akalingi et dans la profondeur de l’axe de Point-Zéro.
Les récents affrontements signalés autour de Point-Zéro et dans plusieurs villages périphériques montrent cependant que la situation militaire demeure mouvante.
Il serait donc prématuré de considérer la bataille pour le contrôle de l’ensemble des Hauts-Plateaux comme terminée.
Une contre-offensive engagée depuis plusieurs semaines
Les développements de ces derniers jours s’inscrivent dans une série d’opérations menées depuis plusieurs semaines dans les territoires de Fizi, Uvira et les zones voisines.
Au début du mois de septembre, l’armée congolaise avait déjà annoncé avoir repris plusieurs localités dans les Hauts-Plateaux, notamment Malimba, Masango, Ruhua et Rubarati, ainsi que d’autres positions dans le territoire de Fizi.
Le 16 septembre, les FARDC avaient également annoncé des affrontements sur l’axe Mulima–Mukoko.
Depuis lors, les combats se sont déplacés sur plusieurs axes, illustrant la complexité du terrain et la mobilité des différents groupes engagés dans les affrontements.
Derrière les avancées militaires, une population durement éprouvée
Si l’évolution des lignes de front retient l’attention, la situation des populations civiles demeure particulièrement préoccupante.
Les affrontements récents dans les Hauts et Moyens Plateaux ont provoqué des déplacements de populations et perturbé les activités économiques, scolaires, médicales et humanitaires.
Dans plusieurs villages, des habitants ont été contraints de quitter leurs maisons pour chercher refuge dans des zones considérées comme moins exposées aux combats.
Des organisations de la société civile de Fizi ont récemment alerté sur l’aggravation de la situation humanitaire dans plusieurs localités, notamment Kanguli, Nakihele, Kilumbi, Point-Zéro, Rugezi et Mukoko.
Cette réalité rappelle que derrière chaque mouvement militaire sur une carte se trouvent des familles dont la vie quotidienne peut basculer en quelques heures.
L’armée appelle la population au calme
Face à la poursuite des opérations, le porte-parole militaire appelle les habitants des zones concernées à garder leur calme et à rester vigilants.
Le commandement des FARDC affirme que des mesures sont prises pour protéger les populations civiles et leurs biens pendant les opérations.
Dans un environnement où plusieurs forces armées et groupes armés sont actifs, la protection des civils demeure néanmoins un enjeu majeur.
Toutes les parties engagées dans les hostilités ont l’obligation de respecter le droit international humanitaire et de prendre les précautions nécessaires pour épargner les populations civiles.
Une situation militaire qui reste très évolutive
Les nouvelles avancées annoncées par les FARDC témoignent d’une intensification des opérations gouvernementales dans les Hauts-Plateaux.
Cependant, dans une région où les lignes de front peuvent évoluer rapidement, les informations relatives au contrôle d’une localité doivent être suivies avec prudence.
Certaines déclarations militaires ne peuvent pas toujours être vérifiées immédiatement par des sources indépendantes, notamment en raison des difficultés d’accès aux zones de combat.
Pour les populations de Fizi, d’Uvira et des Hauts-Plateaux, au-delà de la question de savoir quelle force contrôle aujourd’hui telle ou telle position, une préoccupation demeure fondamentale : quand ces territoires pourront-ils retrouver durablement la sécurité et permettre aux habitants de reprendre une vie normale ?
Car la véritable mesure d’une amélioration de la situation ne résidera pas uniquement dans le déplacement des lignes de front, mais aussi dans le retour des populations, la réouverture des écoles, le fonctionnement des centres de santé, la reprise des activités économiques et le rétablissement durable de l’autorité de l’État.












